ex
Philippine Delemazure, tout pour le hockey
Hockey sur gazon
24/03/2021

On peut n’avoir « que » 15 ans et déjà savoir qu’elle serait sa destinée. Philippine Delemazure a beau être encore loin de jouer en senior (plus de 18 ans), elle sait que le hockey-sur-gazon fera partie de sa vie pendant encore de longues années. Avec les Jeux de Paris en ligne de mire, la jeune Lilloise passe le plus clair de son temps à ne penser qu’à sa passion.

Philippine, tu pratiques le hockey depuis très jeune... On pourrait presque dire que tu as fait tes premiers pas sur un terrain en gazon ?

(rires) On pourrait presque oui ! Ça fait 11 ans que j’en fais, j’ai commencé à 4 ans. Mon père faisait du hockey à Valenciennes quand j’étais petite, et il a rapidement inscrit mes frères aussi. Je passais du coup des heures au bord du terrain. C’était une obsession. Je voulais à tout prix en faire ! Mais à l’époque on ne pouvait pas commencer aussi jeune ; pourtant même le coach répétait à mon père « votre fille fera du hockey ». Donc à 4 ans j’ai commencé à Valenciennes, puis on a déménagé à Lille. C’est là que j’en ai fait beaucoup plus et que j’ai tout appris.

Mais à 4 ans, on commence à peine à savoir faire du vélo ... Pourquoi voulais-tu tant en faire ?

Difficile à dire, mais ma mère m’avait inscrit à la danse classique... Ce n’était pas du tout ce que je voulais faire. Je voulais tester le hockey, un point c’est tout. A tous les entrainements, je faisais des tours de terrain. De toutes façons, c’était soit le hockey soit le foot. Mes parents ont vite fait un choix ! (rires)

A quel point ce sport fait-il partie de ta vie aujourd’hui ?

Je suis interne au CREPS de Wattignies (Nord) en sport études depuis cette année. On a 14 heures d’entraînement par semaine, donc la vie tourne autour du hockey. Je suis en Seconde au lycée Marguerite de Flandres à Wattignies, avec des horaires aménagées. Je ne sais pas trop de quoi l’avenir sera fait mais je voudrais en faire mon métier. Malheureusement notre sport n’est pas assez connu. Mais bon, j’adore ma vie aujourd’hui. C’est vraiment ce qui plaît, je suis épanouie.

Tu nous disais avant notre échange que tu ne savais pas encore à quel poste tu allais jouer à l’avenir. Pourquoi ça ?

Aujourd’hui je joue avant, c’est-à-dire que je suis une de celle qui doit marquer. Mais en effet, on ne sait pas encore si je vais jouer avant ou arrière. Je préfère clairement jouer avant, être active dans la zone, aider, faire le dernier geste qui va amener le but. Être arrière me stresse un peu, parce qu’on est les dernières remparts avant la gardienne. Il faut guider son équipe, donc il y a plus de responsabilités qu’en étant avant. Je ne suis pas encore assez « forte » mentalement pour me dire que ce n’est pas de ma faute si on a pris un but par exemple. Je ne suis pas assez expérimentée, et je déteste perdre... Je prends les choses trop à cœur (rires)

On peut vraiment trop donner sur le terrain ?

Ça m’arrive de faire des fautes bêtes juste parce que je veux avoir la balle. Je peux prendre un carton et du coup faire perdre l’équipe parce que je suis trop agressive. On me dit souvent que je ne suis pas la même personne sur et en-dehors du terrain (rires).
A l’inverse, ça peut aussi être une qualité parce que je ne lâche rien. Je me battrais jusqu’au bout, quel que soit le score.

Comme tu le disais tout à l’heure, il est presque impossible de vivre du hockey en restant en France. Pourrais-tu partir à l’étranger pour tenter d’en faire ton métier ?

Dans un premier temps, j’aimerais faire mes études aux Etats-Unis en aillant une bourse. J’adorerais. Peut-être pas pour vivre là-bas pendant une longue période, mais même faire un an aux Pays-Bas après mon bac, ce serait un rêve. J’aimerais pouvoir ne faire que ça pendant un an, et idéalement avant les Jeux de Paris 2024... Rien n’est impossible, alors j’y crois !

Auteur : ByAthlète 

Articles similaires